22.5.11

La conquête

La prestation de Denis Podalydès est assez bluffante. La métamorphose est très réussie. Je regrette néanmoins l'exagération de certaines mimiques qui nous font basculer dans une caricature façon Canteloup ou Gerra. Dommage!
Globalement tous les autres rôles sont très proches des personnages réels qu'ils incarnent! La palme revient à Bernard Le Coq pour son interprétation de Jacques Chirac, à mourir de rire. Au final ce film est plus une parodie politique assez drôle qu'un biopic sur Sarkozy. On n'apprend pas grand chose sur le chef de l'état hormis peut-être l'impact qu'a pu avoir sa rupture avec Cécilia sur son humeur et son comportement.

20.3.11

Ma part du gâteau

Dans son nouveau film, Klapisch s'attaque aux dérives de la finance et pour cela il filme en parallèle la vie d'un trentenaire français spécialiste de la finance à la City et une mère élevant seule ses 3 enfants qui vient d'être licenciée de son usine à Dunkerque. Les univers s'opposent. Le caractère des deux personnages principaux aussi. Gilles Lellouche, est un requin égoïste qui ne pense qu'au profit de son fond de pension. Karine Viard ne se laisse pas abattre et fait tous les efforts pour remonter la pente. Elle va même jusqu'à rejoindre la capitale pour trouver un travail de femme de ménage. C'est là que les deux mondes se rejoignent. Cela donne lieu à des scènes hilarantes. Karine Viard est vraiment irrésistible et très touchante. Gilles Lellouche confirme ses talents. Il est plus que crédible dans ce rôle odieux que lui a confié Klapisch. Après Romain Duris, il semble que le réalisateur du Péril jeune ait trouvé son remplaçant. La bande son, la mise en scène, les décors et le générique sont, comme souvent chez Klapisch, parfaits. Seule ombre au tableau : le final du film.

6.3.11

Le Barracao

Ce bar restaurant de la rue Oberkampf est la très bonne surprise du week-end. Une collègue habitant ce quartier m'avait fait la liste des endroits à tester dans cette rue parisienne réputée pour sa vie nocturne. Pour le Barracao, le topo était simple : "Si t'as envie d'une vraie bonne caïpirinha du Brésil, fonce!". Au final en plus de réaliser d'excellents cocktails à base de l'alcool local, la cachaça, on y mange de très bonnes spécialités. Les assiettes sont servies généreusement et le personnel est aux petits soins. Rajoutez un fond de musique traditionnelle, ce lieu est une véritable invitation au voyage!! La formule entrée/plat ou plat/dessert est à 15 euros, les cocktails de 7 à 10 euros. Un conseil venez tôt.

28.2.11

Une pure affaire

Prix spécial du jury au dernier festival de l'Alpe d'Huez, cette pure comédie réalisée par Alexandre Coffre vous fera passer un agréable moment. On rigole beaucoup et on se prend vite d'affection pour ce couple de français moyens qui va s'embarquer dans de folles histoires de dealers de coke. Le casting aussi est une pure affaire. Le duo François Damiens et Pascale Arbillot (tous deux également primés au festival isérois) est parfait du début à la fin. Découvert grâce à ses caméras cachés, Damiens nous avait déjà régalé l'année dernière dans l'Arnacoeur, il est encore une fois irrésistible comme lors de la dernière cérémonie des Césars. Pascale Arbillot, très bonne dans Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet, démontre qu'elle n'est pas faite que pour les seconds rôles. Le film démarre un peu lentement mais le reste de l'histoire est assez bien ficelé.

27.2.11

127 heures

Fort de son immense succès, Slumdog Millionaire, Danny Boyle met en scène cette histoire vraie terrible arrivée à un alpiniste américain, Aron Ralston. Lors d'une randonnée dans le parc national de Canyonlands (Utah) en 2003, Aron chute dans une faille où un rocher lui bloquera le bras. Seul au milieu de nulle part, il va passer 5 jours à essayer de se sortir de là. Le film n'est pas vraiment une réussite notamment les scènes de huis-clos dans la grotte. La présentation de l'alpiniste en début de film est maladroite puisqu'on a l'impression de voir un freestyler post-pubère qui fait des roues arrières avec un VTT de descente ou saute sur des rochers façon Yamasaki. Les dernière minutes sont assez fortes et prenantes.

24.2.11

Londres

Jour 1 : Après 2 heures d'Eurostar, arrivée à la gare St Pancras à 8h du matin. Londres se réveille tout doucement. Météo so british. C'est parti pour un marathon. Direction Buckingham, via les grosses artères que sont Oxford Street, Regent St. et Piccadilly. Déjà beaucoup de touristes sous les balcons de la reine. On termine notre tour dans le quartier de Westminster par le classique : Big Ben.
Après une pause bien méritée, direction le quartier très chic de Mayfair et ses boutiques de luxe. Rapide arrêt chez Paul Smith Sale Shop (23, Avery Row) pour profiter d'excellentes ristournes puis passage obligé dans la boutique Abercrombie. Rien ne change par rapport au concept New-yorkais, musique à fond, belles vendeuses, beaux vendeurs, lumière tamisée. Le bâtiment est somptueux. Il manque juste la bière pour y passer de superbes soirées. Fin d'après-midi dans le quartier de Covent Garden, anciennes halles réhabilitées en petites boutiques artisanales, restaurants et commerces. Le soir direction le quartier Soho, une sorte de Pigalle londonien, bars branchés, restaurants et théâtres. Super ambiance à l'intérieur (et à l'extérieur) des pubs!!
Jour 2 : La pluie a fait son apparition c'est donc l'occasion de découvrir les musées. A deux pas de l'hôtel, le British Museum. Atmosphère très proche de celle du Louvre. La résille de verre et d'acier qui surplombe l'atrium donnant la même touche de modernité que la pyramide en verre parisienne. Les collections asiatiques et sud-américaines sont très intéressantes.
La pluie n'a pas cessé. Direction The National Gallery qui domine Trafalgar Square, où l'on découvre une collection impressionnante de peintures : Van Gogh, Cézanne, Rembrandt…
Samedi après-midi, en route pour l'ouest londonien dans le quartier très huppé et coloré de Notting Hill. Rendu célèbre grâce au couple Julia Roberts et Hugh Grant, ce quartier est aussi réputé pour son marché aux puces de Portobello. La nuit est tombée, traversée de la ville pour profiter du 2e classique : The Tower bridge.
Jour 3 : Petit-déjeuner à l'anglaise : bacon, saucisses, haricots blancs et œufs… un peu lourd mais aujourd'hui c'est une journée un peu spéciale (sic). Le dimanche, il faut absolument se rendre à Camden Town au nord de la capitale. Une rue aux façades excentriques nous mène dans un marché couvert surprenant.
On y découvre une boutique vraiment hallucinante : Cyberdog. La techno à fond et les couleurs fluos donnent le ton. On est dans la caverne d'Ali Baba pour ravers.
Changement d'atmosphère dans les allées de Hyde Park. Au cours de la balade, on aperçoit un attroupement. Des groupes de personnes encerclent des orateurs perchés sur des chaises qui transmettent leur message, souvent à caractère religieux. Beaucoup de polémiques mais on sent une forme de respect. Chacun à sa liberté de penser et de l'exprimer.
Jour 4 : On profite de nos dernières heures outre-Manche, pour aller visiter le Tate Modern. Ce musée d'art contemporain, construit dans une ancienne centrale électrique, nous réserve de belles surprises avec de magnifiques œuvres de Dali, Warhol ou Newman. Dernier détour dans le quartier d'affaires de la City avant de retraverser la Manche.

13.2.11

Black Swan

Quelle prestation époustouflante de Natalie Portman ! Tout simplement irrésistible, juste, belle, envoutante. Dans Brothers, elle m’avait déjà impressionnée. Dans Black Swan elle atteint des sommets qui lui vaudront de nombreuses récompenses cette année. Difficile d’imaginer une autre actrice dans le rôle de cette danseuse de ballet, tant ses frêles épaules portent parfaitement le rôle. Le réalisateur, Darren Aronofsky, nous dévoile la vie d'une troupe et la quête de la perfection que recherchent ces reines de ballets. On découvre les douleurs mentales et physiques qu’elles s’infligent. Basculant parfois vers la schizophrénie. Après le chef d’œuvre de Requiem for a dream, Aronofsky, réussit encore une fois à nous plonger dans un état d’angoisse pendant près de 2h. La bande son est en harmonie avec le thème du film. Un film à voir absolument.

1.2.11

Rien à déclarer

Je dirais plutôt "Circulez il n'y a rien à voir!". Après avoir abordé les "différences" entre nordistes et sudistes dans les "Ch'tis", Dany Boon s'attaque cette fois à la "rivalité" entre Français et Belges. Sorti des clichés avec les blagues belges, on tombe dans la caricature d'un belge, interprété par un bon Benoît Poelvoorde, qui déteste la France et les Français. Problème, il travaille pour la douane belge amenée à disparaître avec l'ouverture des frontières en Europe et va devoir faire équipe avec un français en constituant une équipe mixte de douane volante. Dany Boon joue le rôle du douanier "camembert". Quel calvaire! Une prestation même pas à la hauteur d'une sitcom de seconde zone. Des gags un peu tirés par les cheveux et un scénario banal font que l'on ne s'attache pas aux personnages. Seul chose à retenir le couple Karin Viard / François Damiens. Au final ce film va sûrement surfer sur le succès historique de "Bienvenue chez les ch'tis" mais risque de vite lasser.

24.1.11

Les chemins de la liberté

Quelle aventure ce film tiré du roman "The long walk" de Sławomir Rawicz. Capturé par les soviétiques lors de l'invasion de la Pologne en 1939 puis déporté dans un goulag au fin fond de la Sibérie, il va organiser une évasion. Les éléments naturels sont incroyablement rudes pourtant profitant d'une tempête de neige et entouré d'une équipe de 6 détenus il va réussir à s'évader. Il s'en suit un périple à travers la Sibérie, la Mongolie, le désert de Gobi, le Tibet et l'Himalaya… plus de 10 000 kms à pied! Les conditions climatiques sont dantesques. Le froid glaciale. La chaleur étouffante. Certaines scènes, très réalistes, rappellent "Le bon, la brute et le truand" ou "Into the wild". Même si l'exploit paraît incroyable (le récit a été plusieurs fois remis en cause par des spécialistes), ce film mérite le détour pour la beauté des paysages et pour la performance des acteurs, en particulier Ed harris et Colin Farrell.

23.1.11

Incendies

Quel film coup de poing! Adapté d'une pièce de Wajdi Mouawad, ce film nous plonge dans la vie tourmentée de Nawal Marwan, qui a son décès va léguer 2 mystérieuses lettres à ses enfants : Jeanne et Simon. L'une étant destinée à leur père, qu'ils pensaient mort et l'autre à leur frère, dont ils ignoraient l'existence. Jeanne décide alors de quitter le Canada pour partir à la recherche du passé de sa mère dans un pays du Moyen-Orient (On peut supposer qu'il s'agit du Liban, pays natal de Wajdi Mouawad). On découvre la vie intense qu'a vécu cette femme… Sous fond de guerre de religion dans un pays déchiré, on va vivre une quête identitaire poignante. La réalisation nous tient en haleine pendant 2 heures avant une fin "renversante".