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24.10.11

Intouchables

Je reprends du service ce soir pour vous parler du film que je viens de voir en avant première : Intouchables. Cette comédie dramatique inspirée de faits réels réussie à nous faire rire pendant près de 2h en mettant en scène un sujet difficile : la tétraplégie. Omar Sy interprète un jeune banlieusard sortant de prison qui se rend à un entretien d'embauche pour s'occuper d'un richissime parisien, lourdement handicapé. Son seul but est de se faire "refouler" et qu'on lui signe son papier des ASSEDIC. Son tempérament et son humour vont taper dans l'œil de l'aristocrate. Il s'en suit une aventure humaine forte où les tabous tombent. Le duo Cluzet/Sy fonctionne à merveille. On rigole sans interruption. Nul doute la comédie de l'année!

20.6.11

Omar m'a tuer

Cette affaire de meurtre avait marqué mon enfance et la phrase écrite avec le sang de la victime "Omar m'a tuer", encore plus. Roschdy Zem rend un vibrant hommage à ce jardinier illettré qu'on a inculpé injustement à 18 ans de prison. Au début des années 90, la France craint les terroristes islamistes et le peuple maghrébins en subit les conséquences, Omar est donc le suspect idéal. Tout laisse à penser qu'il est innocent, pourtant les juges et les jurés ne voient en lui qu'un assassin voulant extorquer quelques milliers d'euros à sa patronne, qu'il considère pourtant comme sa propre mère. Heureusement certaines personnes convaincues de son innocence ont poussé, par différents moyens, le président Chirac à le gracier en 1998. Malheureusement, il reste coupable et c'est pour ça qu'Omar Raddad continue de se battre afin de retrouver sa dignité et surtout le droit d'exercer son métier. Ce film est révoltant... on (re)découvre une justice française lamentable, incapable de se remettre en question ou reconnaitre ses erreurs.
Pour en revenir au film, je soulignerai seulement l'interprétation poignante de Sami Bouajila (Grenoblois qui a grandi à Echirolles, ndr) qui met en exergue le calme, la détresse et la révolte d'un homme. Nous poussant plusieurs fois aux larmes.

28.2.11

Une pure affaire

Prix spécial du jury au dernier festival de l'Alpe d'Huez, cette pure comédie réalisée par Alexandre Coffre vous fera passer un agréable moment. On rigole beaucoup et on se prend vite d'affection pour ce couple de français moyens qui va s'embarquer dans de folles histoires de dealers de coke. Le casting aussi est une pure affaire. Le duo François Damiens et Pascale Arbillot (tous deux également primés au festival isérois) est parfait du début à la fin. Découvert grâce à ses caméras cachés, Damiens nous avait déjà régalé l'année dernière dans l'Arnacoeur, il est encore une fois irrésistible comme lors de la dernière cérémonie des Césars. Pascale Arbillot, très bonne dans Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet, démontre qu'elle n'est pas faite que pour les seconds rôles. Le film démarre un peu lentement mais le reste de l'histoire est assez bien ficelé.

1.2.11

Rien à déclarer

Je dirais plutôt "Circulez il n'y a rien à voir!". Après avoir abordé les "différences" entre nordistes et sudistes dans les "Ch'tis", Dany Boon s'attaque cette fois à la "rivalité" entre Français et Belges. Sorti des clichés avec les blagues belges, on tombe dans la caricature d'un belge, interprété par un bon Benoît Poelvoorde, qui déteste la France et les Français. Problème, il travaille pour la douane belge amenée à disparaître avec l'ouverture des frontières en Europe et va devoir faire équipe avec un français en constituant une équipe mixte de douane volante. Dany Boon joue le rôle du douanier "camembert". Quel calvaire! Une prestation même pas à la hauteur d'une sitcom de seconde zone. Des gags un peu tirés par les cheveux et un scénario banal font que l'on ne s'attache pas aux personnages. Seul chose à retenir le couple Karin Viard / François Damiens. Au final ce film va sûrement surfer sur le succès historique de "Bienvenue chez les ch'tis" mais risque de vite lasser.

24.1.11

Les chemins de la liberté

Quelle aventure ce film tiré du roman "The long walk" de Sławomir Rawicz. Capturé par les soviétiques lors de l'invasion de la Pologne en 1939 puis déporté dans un goulag au fin fond de la Sibérie, il va organiser une évasion. Les éléments naturels sont incroyablement rudes pourtant profitant d'une tempête de neige et entouré d'une équipe de 6 détenus il va réussir à s'évader. Il s'en suit un périple à travers la Sibérie, la Mongolie, le désert de Gobi, le Tibet et l'Himalaya… plus de 10 000 kms à pied! Les conditions climatiques sont dantesques. Le froid glaciale. La chaleur étouffante. Certaines scènes, très réalistes, rappellent "Le bon, la brute et le truand" ou "Into the wild". Même si l'exploit paraît incroyable (le récit a été plusieurs fois remis en cause par des spécialistes), ce film mérite le détour pour la beauté des paysages et pour la performance des acteurs, en particulier Ed harris et Colin Farrell.

10.1.11

Le fils à Jo

Les aficionados de rugby connaissent très bien Philippe Guillard dit La Guille. 3/4 aile de la mythique équipe du Racing championne de France de rugby en 1990. Il est co-fondateur avec 4 autres joueurs de cette équipe de la marque au noeud papillon rose, Eden Park. Plus connu du grand public depuis qu'il est l'homme de terrain de Canal+ et plus récemment pour ses interventions dans les talk show sportifs de la chaîne cryptée. Il ajoute une nouvelle corde à son arc en réalisant son premier long métrage "Le fils à Jo". Et quoi de plus naturel pour lui de parler ballon ovale? On retrouve dans cette histoire les valeurs fondamentales de ce sport : l'amitié, la passion et la solidarité. Le tout servi par un casting aux petits oignons. Gérard Lanvin interprète Jo Canavaro, ancienne gloire du RC Doumiac, qui désespère de ne pas voir son fils reprendre le flambeau de la famille : rugbymen de père en fils. Olivier Marchal change de registre avec ce rôle. Il revient au "pays" après un exil de plusieurs années en Nouvelle-Zélande, où il a terminé sa carrière de rugbyman. Son duo avec Lanvin est parfaitement choisi. La révélation de ce film étant l'ancien rugbyman, Vincent Moscato. Talonneur de la grande équipe de Bègles des années 90. Après une reconversion réussie en tant que consultant radio, on l'a aussi aperçu dans plusieurs petits rôles au cinéma. Son interprétation risque de lui ouvrir d'autres portes. Il fait preuve de beaucoup de profondeur et de justesse dans ce rôle de Pompon, le copain un peu simplet toujours là pour aider, un peu collant mais très touchant. Pour le reste du casting, La Guille s'est fait plaisir en faisant participer "ses potes". Christophe Porcu (joueur de l'USAP). Guy Novès (entraîneur du Stade Toulousain). Christian Califano (ancien joueur du Stade Toulousain). Eric Blanc (ancien joueur du Racing et co-fondateur d'Eden Park). Darren Tulett (journaliste Canal+)…
Ce film vous fera passer une agréable moment fan de rugby ou pas.

9.11.10

Potiche

François Ozon réunit encore une fois un grand casting autour de lui, Depardieu, Deneuve, Luchini, Viard, Godrèche. La réussite de ce long métrage, libre adaptation de la pièce de théâtre Potiche interprétée à l'époque par Jacqueline Maillan, réside vraiment dans le choix des acteurs. Catherine Deneuve est parfaite dans ce rôle de femme au foyer pas si nunuche qui va s'émanciper et prendre les rênes de l'entreprise familiale en lieu et place de son mari, Fabrice Luchini, patron despote et colérique. La scène se déroule en 1977 pourtant les préoccupations des ouvriers de cette usine de parapluie ne semblent pas si éloignées de celles des travailleurs de nos jours. On (re)découvre ce qu'on entend souvent dire à propos des relations hommes/femmes à cette époque. Certains passages du film sont un peu longs, pas si facile de "filmer" du théâtre. Pour le reste, c'est une réussite, les décors, l'humour et les dialogues sont bons.

13.9.10

Happy Few

Difficile de qualifier ce film. Je ne me suis pas ennuyé ni même été choqué comme certains pendant l'avant première à l'UGC Bercy. Disons que ce film dérange un peu puisqu'il s'attaque aux biens fondés du couple. Cette histoire de deux couples qui tombent amoureux paraît peu probable. La mise en scène et le jeu d'acteur nous font rapidement oublier la première impression et on plonge un peu naïvement dans cette histoire. Néanmoins les quelques lenteurs nous rappellent à l'ordre sur la fin. Pour illustrer cette passion entre les 4 amants, le réalisateur propose de nombreuses scènes érotiques. Les ébats sont filmés sans aucune pudeur mais sans jamais tomber dans le vulgaire. Le quatuor d'acteurs est étonnant mais très convainquant. Les deux actrices "s'opposent" parfaitement. Le "peps" et le franc parler de l'ancienne des Robins des bois, Marina Foïs, tranchent avec le côté mystérieux d'Elodie Bouchez, qu'on a plaisir à retrouver. Enfin un rôle à la hauteur de celui qu'elle tenait dans "La vie rêvée des anges". Enfin Roschdy Zem et Nicolas Duvauchelle ne sont pas en reste. Deux acteurs discrets mais souvent très bons.

14.7.10

Insoupçonnable

Dans le cadre du festival Paris Cinéma, j'ai assisté à l'avant-première du film Insoupçonnable. Ce thriller réunit du beau monde à l'affiche Charles Berling, Laura Smet, très troublante en femme fatale un rôle qui accentue vraiment sa ressemblance avec sa mère et enfin le très prometteur acteur québécois Marc-André Grondin. L'histoire se met très vite en place quand on comprend que le frère de la jeune mariée et en fait son petit ami, ce mariage étant une vaste escroquerie. On se retrouve dans une situation qui rappelle un peu "Proposition indécente". Malheureusement, le film est trop lent et prévisible jusqu'au dernier quart d'heure où enfin les rebondissements débutent mais s'enchaînent trop vite. La fin est bâclée.

15.6.10

L'Agence tout risques

Série culte pour toute une génération, "l'agence tout risques" est enfin adaptée au cinéma. On peut dire que c'est très réussi. Quel  plaisir de retrouver notre fine équipe. Hannibal, le cerveau de l'équipe, est interprété par l'excellent Liam Neeson. Bradley Cooper, génial dans Very Bad Trip, joue Futé, le beau gosse. C'est deux là sont vraiment les deux réussites du casting. J'ai été un peu déçu pour le choix des acteurs pour les rôles de Barracuda et Looping, surtout au niveau de la ressemblance physique. Mais cette déception s'atténue rapidement puisque les deux nous font mourir de rire tout au long du film avec leurs éternelles chamailleries. On retrouve ainsi l'ambiance de la série. Pour le reste, beaucoup de rythme, de grosses scènes d'actions et des "plans menés sans accroc". On passe un bon moment.

1.6.10

Sex and the city 2

Les fans de la série ne seront pas déçus par ce second long métrage sur les 4 new-yorkaises les plus glamours du PAF. L'héroïne Carrie angoisse sur la tournure de son couple avec le charmant Big. Charlotte a du mal à supporter l'enfer que lui fait vivre son bébé. Miranda est surbookée et maltraitée par un patron qui la dénigre. Et enfin Samantha, égale à elle-même, omnibulée par les pilules qu'elle doit ingurgiter pour préparer sa ménopause mais surtout pour rester sexy. C'est la crise et quoi de plus normal que se retrouver "entre filles" là où les riches flambent encore : à Abou Dhabi. Beaucoup d'humour et une grosse touche de bling bling pendant plus de deux heures. A noter la présence de deux guest stars, Liza Minelli qui se déhanche énergiquement sur un tube de Beyoncé et la ravissante Penélope Cruz qui tente de voler la vedette à Carrie.

10.5.10

Crazy night

Quand deux pointures de l'humour américain sont réunies à l'affiche on peut s'attendre à une bonne comédie. C'est chose faite. Tina Fey ("sosie officiel" de Sarah Palin et héroïne de la série 30 rock) et Steve Carell (Little Miss Sunshine, Max la menace) interprètent un couple qui pour rompre la routine s'offre une soirée exceptionnelle dans un restaurant très huppé de Manhattan. Sans réservation, ils décident d'usurper l'identité des Triplehorn pour obtenir une table, c'est là que débute une folle soirée. Quiproquos, poursuite décoiffante, gags. On rit beaucoup.

21.3.10

L'immortel

L'immortel est l'adaptation du best-seller éponyme de Franz-Olivier Giesbert. Il raconte le destin de l'un des plus grand parrain du milieu marseillais, Jacky Imbert. Surnommé l'immortel après avoir survécu à une exécution pendant laquelle il reçut 22 balles dans le corps. Ici s'arrête la comparaison avec l'histoire vraie de Jacky Le Mat (son autre surnom). Dans ce film, qui se déroule de nos jours dans la capitale phocéenne, Richard Berry romance une rivalité entre deux anciens amis devenus ennemis qu'en l'un décide de se ranger. On découvre la face cachée de ces hommes. Leurs familles, leurs proches, leurs sentiments. On n'est pas en reste niveau scènes chocs. Plusieurs passages sont très violents, surement une astuce pour nous rappeler que ces hommes sont de dangereux truands et ainsi éviter de tomber dans le syndrome Mesrine. Jean Reno incarne Jacky lmbert. Il est touchant par moment et sans état d'âme quand il s'agit de se venger. Son rival est joué par Kad Merad. Difficile de lui enlever son étiquette de comique, on a du mal à voir en lui un malfrat. Le rôle du flic est tenu par Marina Foïs. Dans un nouveau registre, elle démontre toutes ses qualités d'actrice. Au contraire de Merad, elle a su, depuis son interprétation bouleversante dans "Darling", se détacher de son image de comique déjantée de l'époque des "Robins des bois".

16.3.10

Comme les cinq doigts de la main

Je me suis retrouvé par hasard à cette avant-première privée de "Comme les cinq doigts de la main", le nouveau film d'Alexandre Arcady (Le grand pardon, l'union sacré…). Ce film raconte l'histoire d'une fratrie juive élevée par une mère devenue veuve trop tôt. Le premier tiers du film est un enchainement de scènes courtes qui plantent le décor en présentant un à un les éléments de cette famille. Patrick Bruel joue l'ainé. A la tête d'un restaurant italien de luxe, il représente la réussite. Il entretient une relation très froide et mystérieuse avec sa femme, interprétée par la ravissante Caterina Murino. Bruel est bon même si je trouve, encore une fois, qu'il surjoue à certains moments. Pascal Elbé incarne la raison. Rappelant sans cesse à ses frères les règles de la religion juive. Ce qui donne lieu à des scènes très drôles. Eric Caravaca, lui se dit athée, il coule une vie paisible de prof de français de banlieue. Mathieu Delarive, le petit dernier, profite de la vie et dépense son argent dans les salles de poker. Parallèlement, à Marseille, on suit la cavale de Vincent Elbaz… le 5e frère qui s'est éloigné des siens 6 ans plutôt. Son retour va bouleverser la tranquillité apparente du clan. Vincent Elbaz est excellent dans ce rôle de rebel mal aimé de la famille. Les 2 derniers tiers sont très rythmés. Tout s'enchaîne parfaitement. Ce film est pour moi une grande réussite.
Sortie en salle le 28 avril. Voir la bande-annonce.

8.3.10

Sans laisser de traces

"Sans laisser de traces" n'en laissera pas non plus dans mon esprit. La bande annonce m'avait scotché tant pour le casting que pour le scénario. En vain. Etienne, futur n°1 d'un grand groupe industriel, rencontre par hasard un ami d'enfance. Ce dernier va l'entrainer dans une descente aux enfers où ils risquent de tout perdre. Le pouvoir, l'amour et son honneur. Benoît Magimel joue juste mais reste trop peu crédible dans ce rôle. Il ressemble plus à un consultant de 30 ans qu'à un grand patron. François-Xavier Demaison endosse le rôle du copain envahissant qui enchaîne les gaffes. C'est très réussi. A noter la présence de la trop rare Julie Gayet et de la très prometteuse Léa Seydoux (oui oui la fille du PDG de Pathé et nièce du PDG de Gaumont). Qu'on avait aperçu dans Inglorious Basterds. Malgré un bon scénario, ce film manque cruellement de rythme. Dommage. Petite anecdote pour finir, ce film est censé se dérouler à Paris… pourtant j'ai reconnu les buildings de la capitale Belge et son Atonium.

15.2.10

Le mac

Cette comédie française mérite le détour uniquement pour voir la performance de José Garcia. Dans ce rôle sur mesure, on retrouve la petite boule de nerf comique qui nous faisait rire à l'époque de "Nulle part ailleurs". Le scénario est trop commun et certaines scènes un peu trop grosses pour qu'on accroche vraiment. Néanmoins Garcia réussit à nous faire décrocher plusieurs fous rires. Gilbert Melki, présenté comme le "Al Pacino" français par José Garcia lors de la présentation du film, est toujours aussi bon. D'ailleurs j'en profite pour souligner sa prestation dans le film Complices (sortie le 20 janvier) au côté d'Emmanuelle Devos. Revenons au film du soir, juste pour signaler la présence de l'homme qui grâce à qui les italiens ont dû apprendre à reboucher les bouteilles de champagne en 2000 : Sylvain Wiltord.

8.2.10

L'autre Dumas

Je ressors de cette avant première avec un brin de déception. La bande annonce laissait présager une film rythmé où deux hommes se déchirent pour l'amour d'une jeune femme et pour la "paternité" d'une oeuvre. Et il n'en ai rien. La rébellion du collaborateur de Dumas, Auguste Maquet, est fébrile. Son amourette pour la belle Charlotte Desrives, Mélanie Thierry, est très molasse. Ce film a quand même un intérêt la rencontre entre deux supers acteurs. Car oui il faut le dire Gérard Depardieu est un grand acteur et il incarne à merveille Alexandre Dumas. On y découvre également les relations particulières qui existent entre un écrivain et son nègre. En conclusion, vaut mieux attendre la diffusion télé.

2.2.10

Brothers

Quelle émotion à la sortie de cette avant-première. L'histoire de cette famille, déchirée par les séquelles que laissent une guerre sur les vétérans, est bouleversante. Sam Cahill (Tobey Maguire) coule une vie parfaite entouré de sa charmante femme, Grace (Natalie Portman) et de ses deux petites filles. Juste avant son départ pour l'Afghanistan, son frère Tommy (Jake Gyllenhaal) sort de prison. Ce retour dérange. En premier lieu le père qui l'oppose sans cesse à son frère, le héros de la famille engagé dans l'US Army. Quand on annonce la mort de Sam, des sentiments troubles vont naitre entre Tommy et Grace qui survit tant bien que mal à l'absence de son mari. Parallèlement à la reconstruction de cette famille, le réalisateur insiste sur les atrocités vécues par les soldats capturés dans ce pays… et notamment par Sam. Le retour de Sam ne va pas se dérouler comme prévu. Cette histoire est vraiment servie par les comédiens qui impressionnent par leur justesse. J'insisterai sur la prestation de Natalie Portman, tout simplement magnifique. J'ai été stupéfait par la petite qui interprète la fille ainée… J'avais jamais vu un enfant jouer les émotions de la sorte. Bluffant. La bande annonce donne le ton et j'espère finira de vous convaincre.

11.1.10

Une petite zone de turbulences

Avant-première très sympa ce soir à l'UGC Bercy. Toujours agréable pour commencer de croiser dans l'escalator le couple d'acteurs à l'affiche de cette comédie : la belle Mélanie Doutey et son compagnon Gilles Lellouche. Quelle gentillesse!! Du beau monde également dans la salle avec Michel Boujenah et un des ex de Carla Bruni, Vincent Perez. Revenons sur le film. Un peu long à démarrer, trop centré sur le personnage de Michel Blanc, Jean-Pierre. C'est le but me direz-vous puisque ce film nous montre les difficultés que rencontre cet homme une fois en préretraite. Michel Blanc est fort heureusement excellent. Puis au fil des minutes, on s'attache aux autres personnages. Miou-Miou interprète la femme de Jean-Pierre, qu'elle trompe avec un ancien collègue de travail. Très froide, un peu naïve et mal à l'aise face à l'homosexualité de son fils. Et comme si cela ne "suffisait" pas, sa fille (Mélanie Doutey) va épouser en seconde noce, Philippe (Gilles Lellouche). Que tout le monde surnomme "Bac moins six". Tous ces personnages s'accordent à merveille au final. On passe un agréable moment en abordant des sujets qui touchent tout le monde et qui font réfléchir.

5.1.10

Le siffleur

Du beau monde ce soir à l'avant-première du 1er film de Philippe Lefebvre. Kad Merad, presque méconnaissable avec ses grosses lunettes et son bonnet. A l'opposé de sa partenaire dans les Ch'tis, Anne Marivin, que les flash "amateurs" n'ont pas épargnés. Guillaume Canet et Gilles Lellouche très complices. Ou encore le comique Titoff qui doit passer le bonjour pour moi à Bénichou (On verra demain chez Ruquier s'il tient sa promesse). Cette comédie repose sur de bons dialogues, un duo comique Fred Testot / Sami Bouajila qui fonctionne très bien et une Virginie Efira absolument étonnante et très sexy. Sans oublier Thierry Lhermitte et François Berléand toujours aussi bons. Bref on passe un agréable moment pendant 90 minutes.