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10.1.11

Le fils à Jo

Les aficionados de rugby connaissent très bien Philippe Guillard dit La Guille. 3/4 aile de la mythique équipe du Racing championne de France de rugby en 1990. Il est co-fondateur avec 4 autres joueurs de cette équipe de la marque au noeud papillon rose, Eden Park. Plus connu du grand public depuis qu'il est l'homme de terrain de Canal+ et plus récemment pour ses interventions dans les talk show sportifs de la chaîne cryptée. Il ajoute une nouvelle corde à son arc en réalisant son premier long métrage "Le fils à Jo". Et quoi de plus naturel pour lui de parler ballon ovale? On retrouve dans cette histoire les valeurs fondamentales de ce sport : l'amitié, la passion et la solidarité. Le tout servi par un casting aux petits oignons. Gérard Lanvin interprète Jo Canavaro, ancienne gloire du RC Doumiac, qui désespère de ne pas voir son fils reprendre le flambeau de la famille : rugbymen de père en fils. Olivier Marchal change de registre avec ce rôle. Il revient au "pays" après un exil de plusieurs années en Nouvelle-Zélande, où il a terminé sa carrière de rugbyman. Son duo avec Lanvin est parfaitement choisi. La révélation de ce film étant l'ancien rugbyman, Vincent Moscato. Talonneur de la grande équipe de Bègles des années 90. Après une reconversion réussie en tant que consultant radio, on l'a aussi aperçu dans plusieurs petits rôles au cinéma. Son interprétation risque de lui ouvrir d'autres portes. Il fait preuve de beaucoup de profondeur et de justesse dans ce rôle de Pompon, le copain un peu simplet toujours là pour aider, un peu collant mais très touchant. Pour le reste du casting, La Guille s'est fait plaisir en faisant participer "ses potes". Christophe Porcu (joueur de l'USAP). Guy Novès (entraîneur du Stade Toulousain). Christian Califano (ancien joueur du Stade Toulousain). Eric Blanc (ancien joueur du Racing et co-fondateur d'Eden Park). Darren Tulett (journaliste Canal+)…
Ce film vous fera passer une agréable moment fan de rugby ou pas.

1.9.10

Laurent Fignon, un grand champion

Un grand champion nous a quitté hier des suites d'un cancer. Ce champion est le premier champion français que j'ai vu briller dans ma jeunesse ou du moins que j'ai vu porter au plus haut les couleurs françaises. Car il est vrai qu'en 89, la victoire n'a pas récompensé le panach de ce coureur atypique. Comment oublier ce finish insoutenable où l'américain LeMond le devance de seulement 8 secondes sur les Champs Elysées. 8 secondes seulement. On n'oubliera pas non plus son style avec ses petites lunettes rondes et son catogan blond. Il laissera derrière lui l'image d'un grand champion avec une mentalité de gagnant et une liberté de ton, qu'il utilisera à merveille dans son métier de consultant. Tu vas nous manquer !

17.1.10

Invictus

Beaucoup de bruit pour ce film de Clint Eastwood… pour pas grand chose. Le fond de l'histoire est touchant. Mandela, joué par un Morgan Freeman des grands jours, décide que le rugby à XV servira de lien pour réunir un peuple encore très divisé après l'apartheid. Pour cela, il décide de mobiliser personnellement François Pienaar (interprété par un Matt Damon quelconque) capitaine des Springboks, l'équipe nationale sud-africaine. Ce film ne souffre d'aucune longueur. On a même plusieurs fois des frissons. Le problème c'est qu'on voit bien que Mr Eastwood ne connaît rien au rugby. Quelle idée que de faire passer les Boks pour une petite équipe avant cette coupe du monde. Les scènes de match sont de très mauvaises qualités avec des bruitages grossiers. Elles sont inutiles et trop longues. Enfin il est difficile d'omettre l'histoire vraie de cette coupe du monde 1995.
Rappelons que ce titre des Boks est entaché d'une victoire "volée" en demie-finale contre la France (2 essais refusés à tort aux bleus) et d'une étrange épidémie qui a touché les all blacks la veille de la finale. Ca bien évidemment on ne pouvait pas le montrer dans ce film. Ce film est un vibrant hommage à un grand homme : Nelson Mandela.

23.12.09

On fait le bilan... (part3)

Après les tops et les flops cinéma de l'année 2009, voici les événements sportifs qui m'auront le plus fait vibrer cette année :
  1. Roger Federer remporte son premier Roland Garros
  2. Le titre de champion du monde de Handball de la France
  3. Usain Bolt atomise le record du monde du 100m

3.11.09

Du balai

A en croire ce qui se trame ces derniers temps, on dirait bien que Messieurs les sportifs vous êtes priés de remballer vos crampons, raquettes et casques pour aller faire mumuse ailleurs!
Dernier exemple en date, l'extension du site de Roland-Garros balayée du revers de la main par la classe politique et les riverains du 16e arrondissement de Paris. Cela fait plusieurs mois que le président de la fédération se bat pour faire construire un nouveau stade couvert de 15 000 places pour répondre aux attentes de l'ATP. Si on veut que ce tournoi mythique continue de faire parti d'un des 4 tournois du Grand Chelem, il faudrait peut-être qu'on se bouge. C'est bien beau d'aller se montrer chaque année en juin, avec lunettes de soleil et chapeau de paille, au bord des terrains de la porte d'Auteuil. Et il n'y a pas que la petite balle jaune qui est touchée par la frilosité française, on se demande si on reverra un jour des bolides de F1, entre le circuit du Castellet vieillissant et le circuit de Magny-Cours perdu dans la Nièvre. Les grands argentiers ne sont pas prêts de revenir dans l'hexagone. Tous les projets de construction d’un grand complexe automobile provoquent un tollé chez les riverains, les politiques, les écolos...Que dire de nos stades de foot ? La France se porte candidate pour organiser l'Euro 2016 mais n'a même pas les enceintes capables d'accueillir une compétition majeure. Personne ne veut payer. Période de crise oblige. Ce n'est pas la seule raison. A Grenoble, la construction du stade des Alpes a été terminée avec plusieurs années de retard. La faute à 3 malheureux arbres centenaires. Pathétique.

22.10.09

J'y serai...

...le 18 novembre au Stade de France : France - Eire; match de barrage pour la qualification à la coupe du monde 2010 en Afrique du sud. Pour éviter une invasion irlandaise à Paris, la FFF a eu la riche idée de distribuer les billets uniquement dans les points de vente physique. Je me suis donc pointé comme une fleur à la Fnac Saint-Lazare à 11h58 (2 min avant le début de la vente). Et là, c'est le drame! Le second étage du magasin complétement bondé. Je comprends que ça va être vraiment compliqué de choper des places. Finalement, j'ai une riche idée : et si je demandais à ma madre d'aller voir chez carrouf' à Grenoble? Pensant très bien que les grenoblois n'allaient pas se ruer pour prendre des billets pour un match en semaine à Paris... En 5 min chrono, les pneus de la twingo ont dû chauffés, direction Carrouf' et hop 4 places pour le fiston. Un grand merci à la mama sur ce coup !!

11.10.09

Mes 20 km de Paris...

Cela va faire 8 semaines que je m'entraîne pour cette course parisienne, à raison de 2 à 3 entrainements hebdomadaires. Pas facile à gérer mais quel plaisir à la fin de chaque séance…
2 an et demi après mon premier semi-marathon, je m'étais fixé de faire au moins le même temps  de 1h49, malgré les 1100 mètres de moins.
Ce matin, debout 7h après une mauvaise nuit. Sûrement le stress de la compétition. Un peu de mal à émerger. Un café et un Red Bull plus tard toujours aussi patraque... Il fallait que je sorte prendre l'air. On est donc parti avec ma supportrice n°1 pour le pont d'Iéna (départ de la course). Dans la ligne 6, à chaque arrêt on voit monter de plus en plus d'hommes et de femmes qui eux aussi vont arpenter l'asphalte parisien. L'ambiance est conviviale. Au fond de moi, je me dis à chaque fois que je vois un coureur monter "toi aussi alors tu as décidé de souffrir?!".
Arrivée station Bir Hakeim, le métro se vide complètement. Les gens commencent à trottiner pour se chauffer et je fais de même. Une pause pipi, 2 gorgée de St-Yorre (mon Dieu que cette eau a le goût de l'aspirine, c'est affreux!). Je vais prendre ma place sur la ligne de départ, enfin presque, à 100 mètres de la ligne.
10h00 : tout doucement ça commence à avancer, c'est parti!!! Les 2 premiers kilomètres sont difficiles car en montée et le rythme est très faible, il faut donc courir sur le trottoir et slalomer. Comme d'habitude l'ambiance tout au long de la course est très sympa. Des groupes de musique animent le bord des routes, des coureurs chantent, il y a même un coureur avec une tour Eiffel en carbone sur le dos. J'essaie de voir si mes potes Giao et Piero sont dans les parages mais sans succès. On arrive sur les quais de Seine face à France Télévisions où j'ai une petite pensée pour ma mission de l'époque alors que je préparais le semi de 2007. Un panneau indique 12km, je regarde ma montre : "1:00:00". Je suis en avance sur mes prévisions de passage. Mais cette petite joie est de courte durée puisqu'à partir du kilomètre 13, j'ai de grosses douleurs aux jambes : plus de jus! L'enchaînement des tunnels avec des descentes suivies de courtes montées m'achèvent définitivement. Devant le palais de Tokyo, je croise le regard de ma supportrice n°1, c'est bon pour le moral. Je termine au panache… 1h42min13sec !!! 
Un peu déçu sur le coup car au 12e kilomètre j'étais sur des bases de 1h40 mais finalement je suis entièrement satisfait de ce chrono. Motivé pour préparer le semi-marathon de Paris le 7 mars 2010.

30.9.09

Droit dans le mur !

Je me souviens un dimanche de juillet 89 au Castellet, du haut de mes 9 ans criant "Ayrton ! Ayrton !"...
Malheureusement mon idole de l'époque n'a pas pu boucler un tour de ce grand prix. Son grand rival (coéquipier cette année là), et "chouchou" de tout le public, remportait cette course mythique sur le circuit Paul Ricard (encore un grand nom ;-).
En repensant à ces moments, je me dis qu'il est bien loin le temps où la Formule 1 était fait de grands champions au talent de pilote incroyable.
Depuis la mort tragique du brésilien le 1er mai 1994 à Imola (je me souviens de cette journée comme si c'était hier), les retraites de Prost, Mansell, Piquet et consort, un pilote a écrasé le monde de la F1 de tout son talent : Schumacher. 
Tout le problème est là, en effet à force de dominer la discipline en remportant titre sur titre, les hautes autorités ont décidé de tout faire pour arrêter le champion allemand et la scuderia, en inventant des nouvelles règles, normes... au final on se retrouve avec un championnat où tout repose sur la capacité des ingénieurs d'intégrer chaque saison les spécificités des nouveaux règlements.
Et c'est encore plus flagrant cette année, pendant que les meilleurs pilotes (Raikkonen, Hamilton, Alonso) étaient aux abonnés absents à cause de la nouvelle réglementation (système KERS, aérodynamique,...), Jenson Button (pilote de seconde zone) a remporté 6 des 7 premiers grand prix et va remporter le titre 2009.
Avec 6 vainqueurs différents à 3 courses du terme, les grands argentiers de la F1 doivent se frotter les mains...pas sûr que la F1 sorte grandie de ce championnat d'ingénieurs !!

24.9.09

Ras le bol...

...de l'arbitrage en Ligue 1, il ne se passe pas une semaine sans qu'une polémique éclate à propos d'erreurs d'arbitrage.
Attention, je ne parle pas du but de Gomis dimanche dernier au Parc, qu'il est impossible de voir la position hors-jeu (d'ailleurs ni le staff ni les joueurs parisiens n'ont imputé le match nul à ce fait de match), par contre l'attitude de Mr Aulas est un peu douteuse (ndlr, il est allé voir les arbitres à la mi-temps du match de dimanche). Bref passons, on a l'habitude de ces pressions, qui soi-disant existe depuis l'époque de Mr Tapis. Dernière polémique en date, le corps arbitral français qui a décidé de siffler pénalty pour toutes mains (volontaire ou non) dans la surface (ndlr, contraire à la Loi 12). Pourtant, bien qu’il n'y ait plus de différenciation faite entre les mains volontaires et les mains involontaires, on a eu encore le droit à un arbitrage à la carte sur ce point lors des premières journées de Ligue 1. Comme en témoigne le pénalty non sifflé pour Grenoble contre Bordeaux (main évidente de Marc Planus). Il est clair que je suis contre l'arbitrage vidéo, hormis pour voir si un ballon a franchi la ligne de but, mais je pense que la solution testée en Europa Cup (1 arbitre en plus dans chaque surface de réparation) est sûrement la bonne. Enfin si les arbitres prennent le temps de se concerter un peu avant de prendre une décision qui influence clairement l'issue d'un match.

20.9.09

Déception au stade des alpes...

6e journée de Ligue 1 et autant de défaite pour le GF38. La surprise du championnat 2008/2009 (13e) n'en est plus une...
Cueilli à froid dès la 1ere journée par une équipe marseillaise qui a l'habitude de jouer face un public conquis (et oui allez comprendre à Grenoble, on supporte d'abord l'OM); la saison ne pouvait pas plus mal débuter...
Ajoutez à ça le manque de motivation de certains, les blessures en sélection, l'épidémie de grippe A et les erreurs d'arbitrage (cf. le pénalty non sifflé à Bordeaux), nous voilà bon dernier et très mal en point pour le reste de la saison.
Heureusement à Grenoble quand le ballon rond va mal, le ballon ovale lui tourne rond !!! (FCG leader de PRO D2).

18.9.09

Triste nouvelle ce matin...


Laure Manaudou ne replongera plus dans les bassins. On ne se faisait pas trop d'illusion tant elle semblait usée par toutes ces heures d'entrainement et par tout l’abattage médiatique dont elle a fait l'objet ces dernières années.
Certaines personnes ont trop vite oublié que ce n'est qu'une gamine qui par ses victoires est devenu le symbole de la France qui gagne! Cette fille a "boosté" la natation française...
Avant Laure, la natation française reposée sur des épiphénomènes : Caron, Esposito, Roxana Maracineanu… Ensuite Laure a tout gagné pendant 4 ans. Aujourd'hui, la France est devenue une nation phare de la natation.
J'ose penser que toutes les attaques qu'elle a subies sont uniquement liées à la déception et l'impression de gâchis que nous laisse Laure... car on se dit qu'elle avait le potentiel de marquer encore plus de son empreinte le sport.
Mais en regardant de plus près son palmarès on peut dire qu'elle restera pour toujours au panthéon du sport français.
Pour l'heure, sa nouvelle carrière de mannequin l’attend...