22.6.11

Black Eyed Peas au Stade de France

Black Eyed Peas est de retour à Paris pour 3 concerts au Stade de France. Un an après avoir complètement halluciné au concert du 5 juin 2010 à Bercy, j'ai décidé de retourner ce soir à la 1ère date parisienne. Première partie de haut vol avec David Guetta aux platines. Un set d'une heure alternant ses tubes et du bon vieux son électro. Le show de Black Eyed Peas ressemblait énormément à celui de l'année dernière sans l'intro monstrueuse ni même les prouesses techniques. Les 20 minutes de mix de Will I Am ont peu évolué mais ont encore une fois enflammé le public. Le reste est un enchainement de tubes, interprétés par les 4 américains survoltés. 2h15 de show conclu par I gotta feeling. Final partagé avec l'homme à l'origine de ce carton : David Guetta. La boucle est bouclée pour ce soir. Sur scène, BEP reste la référence.

20.6.11

Omar m'a tuer

Cette affaire de meurtre avait marqué mon enfance et la phrase écrite avec le sang de la victime "Omar m'a tuer", encore plus. Roschdy Zem rend un vibrant hommage à ce jardinier illettré qu'on a inculpé injustement à 18 ans de prison. Au début des années 90, la France craint les terroristes islamistes et le peuple maghrébins en subit les conséquences, Omar est donc le suspect idéal. Tout laisse à penser qu'il est innocent, pourtant les juges et les jurés ne voient en lui qu'un assassin voulant extorquer quelques milliers d'euros à sa patronne, qu'il considère pourtant comme sa propre mère. Heureusement certaines personnes convaincues de son innocence ont poussé, par différents moyens, le président Chirac à le gracier en 1998. Malheureusement, il reste coupable et c'est pour ça qu'Omar Raddad continue de se battre afin de retrouver sa dignité et surtout le droit d'exercer son métier. Ce film est révoltant... on (re)découvre une justice française lamentable, incapable de se remettre en question ou reconnaitre ses erreurs.
Pour en revenir au film, je soulignerai seulement l'interprétation poignante de Sami Bouajila (Grenoblois qui a grandi à Echirolles, ndr) qui met en exergue le calme, la détresse et la révolte d'un homme. Nous poussant plusieurs fois aux larmes.

11.6.11

La Clé Des Champs

Pour les grenoblois amoureux de bonne gastronomie, je vous conseille vivement "La clé des Champs" à Claix. Le chef propose une cuisine pleine de créativité autour de plats traditionnels. Pour commencer par exemple, des linguines de courgettes piquées au bleu de Sassenage sur poêlée de ravioles de Royans. Un délice de finesse. 
Le suprême de volailles sauce écrevisse est juste parfait. Rien à redire. 
Des prix raisonnables pour cette qualité de cuisine. Des formules de 20 à 30 €. Pour les plus gourmands (ou gourmandes, sic), une formule à 25€ avec buffet d'entrées à volonté, plat et buffet de desserts à volonté. Quand je dis "buffet", entendez "Farandoles". Le cadre agréable et un service attentionné font de ce restaurant une adresse idéale pour passer un bon moment.

La Clé Des Champs
2, rue de l'Europe
38640 CLAIX
Tél : 04 76 98 84 54

22.5.11

La conquête

La prestation de Denis Podalydès est assez bluffante. La métamorphose est très réussie. Je regrette néanmoins l'exagération de certaines mimiques qui nous font basculer dans une caricature façon Canteloup ou Gerra. Dommage!
Globalement tous les autres rôles sont très proches des personnages réels qu'ils incarnent! La palme revient à Bernard Le Coq pour son interprétation de Jacques Chirac, à mourir de rire. Au final ce film est plus une parodie politique assez drôle qu'un biopic sur Sarkozy. On n'apprend pas grand chose sur le chef de l'état hormis peut-être l'impact qu'a pu avoir sa rupture avec Cécilia sur son humeur et son comportement.

20.3.11

Ma part du gâteau

Dans son nouveau film, Klapisch s'attaque aux dérives de la finance et pour cela il filme en parallèle la vie d'un trentenaire français spécialiste de la finance à la City et une mère élevant seule ses 3 enfants qui vient d'être licenciée de son usine à Dunkerque. Les univers s'opposent. Le caractère des deux personnages principaux aussi. Gilles Lellouche, est un requin égoïste qui ne pense qu'au profit de son fond de pension. Karine Viard ne se laisse pas abattre et fait tous les efforts pour remonter la pente. Elle va même jusqu'à rejoindre la capitale pour trouver un travail de femme de ménage. C'est là que les deux mondes se rejoignent. Cela donne lieu à des scènes hilarantes. Karine Viard est vraiment irrésistible et très touchante. Gilles Lellouche confirme ses talents. Il est plus que crédible dans ce rôle odieux que lui a confié Klapisch. Après Romain Duris, il semble que le réalisateur du Péril jeune ait trouvé son remplaçant. La bande son, la mise en scène, les décors et le générique sont, comme souvent chez Klapisch, parfaits. Seule ombre au tableau : le final du film.

6.3.11

Le Barracao

Ce bar restaurant de la rue Oberkampf est la très bonne surprise du week-end. Une collègue habitant ce quartier m'avait fait la liste des endroits à tester dans cette rue parisienne réputée pour sa vie nocturne. Pour le Barracao, le topo était simple : "Si t'as envie d'une vraie bonne caïpirinha du Brésil, fonce!". Au final en plus de réaliser d'excellents cocktails à base de l'alcool local, la cachaça, on y mange de très bonnes spécialités. Les assiettes sont servies généreusement et le personnel est aux petits soins. Rajoutez un fond de musique traditionnelle, ce lieu est une véritable invitation au voyage!! La formule entrée/plat ou plat/dessert est à 15 euros, les cocktails de 7 à 10 euros. Un conseil venez tôt.

28.2.11

Une pure affaire

Prix spécial du jury au dernier festival de l'Alpe d'Huez, cette pure comédie réalisée par Alexandre Coffre vous fera passer un agréable moment. On rigole beaucoup et on se prend vite d'affection pour ce couple de français moyens qui va s'embarquer dans de folles histoires de dealers de coke. Le casting aussi est une pure affaire. Le duo François Damiens et Pascale Arbillot (tous deux également primés au festival isérois) est parfait du début à la fin. Découvert grâce à ses caméras cachés, Damiens nous avait déjà régalé l'année dernière dans l'Arnacoeur, il est encore une fois irrésistible comme lors de la dernière cérémonie des Césars. Pascale Arbillot, très bonne dans Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet, démontre qu'elle n'est pas faite que pour les seconds rôles. Le film démarre un peu lentement mais le reste de l'histoire est assez bien ficelé.

27.2.11

127 heures

Fort de son immense succès, Slumdog Millionaire, Danny Boyle met en scène cette histoire vraie terrible arrivée à un alpiniste américain, Aron Ralston. Lors d'une randonnée dans le parc national de Canyonlands (Utah) en 2003, Aron chute dans une faille où un rocher lui bloquera le bras. Seul au milieu de nulle part, il va passer 5 jours à essayer de se sortir de là. Le film n'est pas vraiment une réussite notamment les scènes de huis-clos dans la grotte. La présentation de l'alpiniste en début de film est maladroite puisqu'on a l'impression de voir un freestyler post-pubère qui fait des roues arrières avec un VTT de descente ou saute sur des rochers façon Yamasaki. Les dernière minutes sont assez fortes et prenantes.

24.2.11

Londres

Jour 1 : Après 2 heures d'Eurostar, arrivée à la gare St Pancras à 8h du matin. Londres se réveille tout doucement. Météo so british. C'est parti pour un marathon. Direction Buckingham, via les grosses artères que sont Oxford Street, Regent St. et Piccadilly. Déjà beaucoup de touristes sous les balcons de la reine. On termine notre tour dans le quartier de Westminster par le classique : Big Ben.
Après une pause bien méritée, direction le quartier très chic de Mayfair et ses boutiques de luxe. Rapide arrêt chez Paul Smith Sale Shop (23, Avery Row) pour profiter d'excellentes ristournes puis passage obligé dans la boutique Abercrombie. Rien ne change par rapport au concept New-yorkais, musique à fond, belles vendeuses, beaux vendeurs, lumière tamisée. Le bâtiment est somptueux. Il manque juste la bière pour y passer de superbes soirées. Fin d'après-midi dans le quartier de Covent Garden, anciennes halles réhabilitées en petites boutiques artisanales, restaurants et commerces. Le soir direction le quartier Soho, une sorte de Pigalle londonien, bars branchés, restaurants et théâtres. Super ambiance à l'intérieur (et à l'extérieur) des pubs!!
Jour 2 : La pluie a fait son apparition c'est donc l'occasion de découvrir les musées. A deux pas de l'hôtel, le British Museum. Atmosphère très proche de celle du Louvre. La résille de verre et d'acier qui surplombe l'atrium donnant la même touche de modernité que la pyramide en verre parisienne. Les collections asiatiques et sud-américaines sont très intéressantes.
La pluie n'a pas cessé. Direction The National Gallery qui domine Trafalgar Square, où l'on découvre une collection impressionnante de peintures : Van Gogh, Cézanne, Rembrandt…
Samedi après-midi, en route pour l'ouest londonien dans le quartier très huppé et coloré de Notting Hill. Rendu célèbre grâce au couple Julia Roberts et Hugh Grant, ce quartier est aussi réputé pour son marché aux puces de Portobello. La nuit est tombée, traversée de la ville pour profiter du 2e classique : The Tower bridge.
Jour 3 : Petit-déjeuner à l'anglaise : bacon, saucisses, haricots blancs et œufs… un peu lourd mais aujourd'hui c'est une journée un peu spéciale (sic). Le dimanche, il faut absolument se rendre à Camden Town au nord de la capitale. Une rue aux façades excentriques nous mène dans un marché couvert surprenant.
On y découvre une boutique vraiment hallucinante : Cyberdog. La techno à fond et les couleurs fluos donnent le ton. On est dans la caverne d'Ali Baba pour ravers.
Changement d'atmosphère dans les allées de Hyde Park. Au cours de la balade, on aperçoit un attroupement. Des groupes de personnes encerclent des orateurs perchés sur des chaises qui transmettent leur message, souvent à caractère religieux. Beaucoup de polémiques mais on sent une forme de respect. Chacun à sa liberté de penser et de l'exprimer.
Jour 4 : On profite de nos dernières heures outre-Manche, pour aller visiter le Tate Modern. Ce musée d'art contemporain, construit dans une ancienne centrale électrique, nous réserve de belles surprises avec de magnifiques œuvres de Dali, Warhol ou Newman. Dernier détour dans le quartier d'affaires de la City avant de retraverser la Manche.

13.2.11

Black Swan

Quelle prestation époustouflante de Natalie Portman ! Tout simplement irrésistible, juste, belle, envoutante. Dans Brothers, elle m’avait déjà impressionnée. Dans Black Swan elle atteint des sommets qui lui vaudront de nombreuses récompenses cette année. Difficile d’imaginer une autre actrice dans le rôle de cette danseuse de ballet, tant ses frêles épaules portent parfaitement le rôle. Le réalisateur, Darren Aronofsky, nous dévoile la vie d'une troupe et la quête de la perfection que recherchent ces reines de ballets. On découvre les douleurs mentales et physiques qu’elles s’infligent. Basculant parfois vers la schizophrénie. Après le chef d’œuvre de Requiem for a dream, Aronofsky, réussit encore une fois à nous plonger dans un état d’angoisse pendant près de 2h. La bande son est en harmonie avec le thème du film. Un film à voir absolument.